Cenzo, jeune artiste à la « fresh pop » assumée, nous ouvre les portes de son univers musical et personnel. De son enfance « rêvée » à Tahiti à ses débuts dans la rue, en passant par l’aventure Star Academy et la sortie de son premier EP, il retrace un parcours fait de résilience, d’instinct et de sincérité. Une plongée touchante dans l’intimité d’un artiste qui transforme ses expériences en mélodies, toujours avec une note d’optimisme. Et ce n’est que le début…
Cenzo, vous décrivez votre jeunesse à Tahiti comme « rêvée ». Comment cette enfance au paradis a-t-elle façonné la personne et l’artiste que vous êtes aujourd’hui ? R : Ça fait partie de ma personnalité. Les gens sont généreux, ils ont une énergie positive et solaire. En tant qu’artiste, ça m’a permis de voir les choses du bon côté. Dans la musique, même quand je raconte quelque chose de triste, il en ressort toujours du positif.
Vous avez quitté Tahiti à 18 ans pour la France, ce qui a été un « bouleversement » et un « déracinement ». Comment avez-vous géré cette transition et quel impact cela a-t-il eu sur votre musique ?
J’ai fait un master en communication en arrivant en France, et il fallait que je rembourse mon prêt étudiant, donc je n’avais pas le choix, j’étais dans un mode de travail obligatoire alors qu’avant j’étais plus déconnecté. Grâce à ça, j’ai pris confiance en moi, j’ai été dur avec moi-même.
Votre participation à la Star Academy a été une étape importante. Qu’est-ce qui vous a le plus marqué de cette expérience ?
Quand la Star Ac’ m’a contact, j’avais une mauvaise image de la téléréalité et au final, ils m’ont convaincu de la bienveillance de la promotion. J’étais bien entouré et c’était un moment décisif pour sortir mes sons. Ça a été un tremplin.

Le titre « Changer » a rencontré un grand succès. Quelle histoire se cache derrière cette chanson écrite avant le télé-crochet ?
Il est dans l’EP mais je l’ai écrit avant l’émission, et c’était une chanson pour mon ex de l’époque qui stressait de la visibilité que la Star Ac’ apporterait, l’exposition médiatique… C’est une chanson pour la rassurer et me rassurer. Finalement le changement était inévitable.
Votre premier EP est sorti une semaine avant la Fête de la Musique. Quelles thématiques explorez-vous dans ce projet ?
Il retrace une période de deux ans, période où je me suis remis en question, où j’ai dû travailler sur moi. Je sortais d’une grosse rupture qui a été le déclic de beaucoup de choses. Je me suis senti au fond du trou dans ma vie alors que j’ai été très heureux depuis jeune et l’EP commence à cette période de creux, de remise en question, sur mon rapport à mon chez-moi. Ça fait 6 ans que je ne suis pas rentré à Tahiti. L’EP retranscrit mes « états d’âme » suite à une rupture amoureuse et les sacrifices liés à la vie d’artiste.
Vous avez passé trois ans à travailler en studio pour ce premier projet et dans un restaurant en même temps. Comment vous organisiez-vous ?
J’ai fait un master en communication en arrivant en France, il fallait que je rembourse mon prêt étudiant, je n’avais pas le choix donc j’étais dans un mode travail obligatoire alors qu’avant j’étais plus déconnecté. Grâce à ça, j’ai pris confiance en moi, j’ai été dur avec moi-même. Je fais toujours ce métier, 30 heures par semaine dans un fast-food, depuis deux ans, ça force à être résilient, Il faut en parler car ça montre la réalité des choses. Les gens croient qu’avoir de nombreux abonnés ça rend riche, mais ce ne sont pas du tout eux qui paient les factures à la fin du mois ! (rires)
Quels sont vos projets pour le reste de l’année ?
Ma première date solo à la Boule Noire le 21 octobre prochain. J’ai trop hâte ! J’ai un son qui va sortir et se rajouter à l’EP à la rentrée. J’avais fait six premières parties de la tournée Star Ac’ et les premières parties d’Héléna, c’était très formateur. Je me suis rendu compte que j’étais en phase avec ce que je faisais.
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