Un artiste polyvalent, d’abord voix-off et comédien, Julo Bocher se livre sur son tout premier projet musical, l’album Popsychomane. Il nous explique l’origine de ce néologisme, ses influences (Les Rita Mitsouko, Prince, Niagara, Étienne Daho) et la manière dont il a construit cet opus de 13 titres.
Quelle est l’histoire derrière le mot Popsychomane ?
C’est un néologisme qui est venu, j’étais avec mon co-compositeur sur une plage de Normandie. Je lui ai dit, j’ai une chanson, je ne l’ai pas encore écrite, mais je sais que ça peut même être le titre de l’album, parce que le titre ça serait Popsychomane. Je suis complètement fasciné par la pop-musique, que je suis un peu addict, donc c’est un jeu de mot avec le côté toxicomane. Je suis addict à la pop, et puis je suis un peu psycho, donc il y a toujours un peu de folie, de décalage dans mon projet, j’essaie toujours d’avoir un angle de vue un tout petit peu surprenant, voire toujours.
Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer dans la musique ?
L’objectif c’était de sortir mon album pour le jour de mes 50 ans. J’avais un rétro-planning depuis des mois et des mois et des mois, et ça s’est joué à un jour près, mais dans le bon sens. C’est sorti la veille. (rires) J’ai d’abord travaillé dans l’audiovisuel, en télévision, production de clips. Puis il y a plus d’une dizaine d’années, j’ai fait une reconversion comme comédien dans une école de comédie musicale. Je me suis rapproché de la musique parce que c’était vraiment mon chemin. Mais j’ai été d’abord plus interprète, notamment en voix-off en ayant toujours eu envie de faire un album.
Quelles sont vos influences musicales pour cet album ?
Je me suis attaché à ne pas m’inspirer directement, consciemment, d’autres artistes. Mais plus le projet avançait, plus j’ai vu ce qui se détachait comme inspiration, je dirais que c’était plus fort que moi, notamment Les Rita Mitsouko , Prince, pour la volonté de toujours apporter quelque chose de nouveau. Et plus proche de nous, des artistes des années 80, avec des textes français simples, mais qui nous portent comme Étienne Daho ou Niagara.
On retrouve justement un clin d’œil à Niagara, un artiste qui vous inspire ?
Niagara beaucoup, parce que pour moi c’est un exemple, c’est un trait d’union entre la puissance du rock, la puissance de la pop, l’élégance de la poésie. Je trouve que c’est un bel exemple de ce que la musique offre de meilleur : des belles histoires, des musiques qui nous saisissent souvent vraiment émotionnellement, et puis de l’énergie, beaucoup d’énergie. C’est pour ça que j’aime beaucoup Niagara et que j’avais envie de faire ce clin d’œil.
L’album aborde différents thèmes variés, comment avez-vous réussi à équilibrer tout ça sur les 13 titres ?
Au début de mon travail j’ai cherché à réfléchir justement cet équilibre. Et très rapidement j’ai eu peur de ne pas y arriver. Je me suis dit que le fil rouge il existerait de fait, la cohérence elle existerait de fait, parce que c’est les histoires d’un humain qui s’exprime et qui raconte une tranche de vie. Je me suis dit, ne te préoccupe pas en amont de la cohérence, raconte toutes les histoires que tu as envie de raconter, et après, tout prendra sa place.
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