Les iNOUïS 2026 : Le futur de la scène francilienne s’écrit à FGO-Barbara

À l’occasion des auditions régionales du Printemps de Bourges Crédit Mutuel, la salle FGO-Barbara devient le centre névralgique de l’émergence musicale en Île-de-France. Les 13 et 26 janvier 2026, venez découvrir les nouveaux talents qui feront vibrer les festivals de demain lors d’une soirée placée sous le signe de l’hybridation et de la découverte.


Un tremplin historique pour la nouvelle garde

Depuis plus de 40 ans, le dispositif des iNOUïS du Printemps de Bourges s’est imposé comme le premier réseau national de repérage de nouveaux talents. Pour cette édition 2026, l’antenne Île-de-France investit une nouvelle fois le quartier de la Goutte d’Or. L’enjeu est de taille pour les artistes sélectionnés : décrocher leur place pour le prestigieux festival de Bourges qui se tiendra en avril prochain.

Des univers sans frontières

Ces auditions régionales mettent en lumière des projets audacieux où les genres s’entremêlent. Parmi les artistes présents mardi 13 et lundi 26 janvier, on trouve :

Roxane SigauxL’exutoire poétique

Inspirée par les grandes figures de la narration (Barbara, Brel) mais aussi par l’énergie de Stromae, Roxane Sigaux transforme l’intime en un cocon sonore fascinant. Sa musique, au croisement de l’électro-pop et du folk, navigue entre douceur réconfortante et mélancolie inquiétante. Une plume percutante au service d’une observation fine des relations humaines.

Steve IbrahimLe groove sensible

Multi-instrumentiste formé à la basse, Steve Ibrahim déploie un univers indie-folk teinté de R&B alternatif. Après avoir forgé sa musicalité dans le gospel et en duo, il s’est lancé en solo en 2025 avec le titre Le Bleu du Ciel. Sa voix habitée et ses compositions personnelles en font l’une des révélations les plus prometteuses du paysage actuel.

KaluptoL’orage organique

Kalupto, c’est la rencontre fusionnelle entre la voix puissante et vulnérable de Calypso et les envolées de guitare de Victor. Leur musique est une expérience de contrastes : une finesse extrême qui bascule soudainement dans une intensité dramatique. Un projet qui redonne ses lettres de noblesse au format piano-voix-guitare avec une force presque cinématographique.

ZSLe laboratoire des émotions

Artiste hors-cadre, ZS refuse de choisir entre rap, chorale, ballade et variété française. Sa plume poétique et sincère explore le quotidien et les rêves avec un mélange rare d’humour et d’espoir. Depuis son projet Métro Boulot Dodo (2023), il continue de triturer les sonorités pour créer des mélodies planantes où l’émotion prime sur le code.

Laura Trance – L’Électro-Pop au Service de la Déconstruction

Depuis son émergence en 2021, Laura Trance s’est imposée comme une figure incontournable de la scène alternative européenne. Basée à Paris, cette artiste polymorphe — à la fois compositrice, chanteuse, DJ et plasticienne — tisse un univers sonore où l’euphorie du club rencontre la profondeur de la critique sociale.

Un premier album entre Bass Music et Electroclash

Après une série de sorties remarquées sur des labels de référence tels que Ducoeur Records, Explity Music ou MUSA, Laura Trance a franchi un cap majeur au printemps 2024 avec la sortie de « Pieces of me ».

Ce premier album de 12 titres est une affirmation stylistique forte : une électro-pop-club hybride, infusée de bass music et d’electroclash. Chantant alternativement en français et en anglais, l’artiste y déploie une identité sonore singulière, à la fois percutante et introspective.

La fête comme acte politique

Au-delà de la performance, le travail de Laura Trance explore la fête comme fait social universel. Pour elle, le dancefloor n’est pas qu’un lieu de divertissement, mais un espace de « mise en désordre » iconoclaste et cathartique. À travers ses textes et ses sets, elle s’attache à :

  • Déconstruire les fictions sociales et les injonctions à la normalité.
  • Interroger les normativités de corps et de genre.
  • Proposer de nouveaux imaginaires pour nos modes de vie contemporains.

Une ascension européenne

Son énergie contagieuse l’a déjà menée aux quatre coins du continent. De La Station – Gare des Mines au Wanderlust à Paris, en passant par le Recyclart à Bruxelles, le Meteoro à Barcelone ou encore les Eiger Studios à Leeds, Laura Trance transforme chaque scène en un laboratoire de liberté et de résistance festive.

Blue Boys Club – L’Ironie Mordante au Service du Dancefloor

Il y a quelque chose de délicieusement insolent dans l’arrivée de Blue Boys Club sur la scène actuelle. Ce trio, à la croisée des chemins entre l’intimité de la bedroom pop et l’urgence du punk rock, s’est donné une mission : transformer le vague à l’âme des trentenaires en une décharge électro-rock frontale et jubilatoire.

Entre désillusions et satire sociale

Loin de la nostalgie mélancolique, Blue Boys Club préfère l’autodérision et la satire. Le groupe puise dans les déceptions du quotidien pour créer un son hautement inflammable, où l’émotion brute se cache derrière des textes incisifs. Leur esthétique rappelle l’énergie brute de The Dare, l’audace pop de Charli XCX ou encore le flegme piquant de Wet Leg.

Un premier EP sous tension

L’annonce de leur premier single place déjà la barre très haut. Ce titre sert de manifeste à un prochain EP qui promet d’explorer les thématiques universelles — mais souvent taboues — du désir, du pouvoir et des excès de notre époque.

Pourquoi il faut les suivre :

  • Un son hybride : Une base rock solide percutée par des textures électroniques taillées pour le club.
  • Un ton unique : Une écriture qui traite de la « crise de la trentaine » avec une ironie mordante plutôt qu’avec complaisance.
  • Une énergie scénique : Un projet pensé pour être dansant, direct et résolument moderne.

Low LovL’art comme rituel de guérison

Artiste pluridisciplinaire, Low Lov propose une musique hybride qui défie les étiquettes. Naviguant entre la trap, la cold wave et le trip-hop, ses compositions intègrent également des chants sacrés pour créer une expérience quasi spirituelle.

  • Son univers : Une exploration profonde du son comme outil de connexion émotionnelle.
  • Le petit plus : Son travail visuel a déjà été exposé dans des galeries prestigieuses à Paris (Les Filles du Calvaire, Jousse), et sa victoire au Prix Utopi·e témoigne de son engagement artistique total.

Joha WallasLe caméléon de la pop urbaine

Joha Wallas est une artiste complète qui refuse les cases. Sa musique est un laboratoire où se mélangent rap, soul, rock, R&B, zouk et la pureté du piano-voix. Après une période marquée par l’introspection, elle arrive en 2026 avec une énergie nouvelle.

  • Son actualité : Le projet 4diPartyman, prévu pour 2025/2026, marque un tournant plus festif et solaire.
  • Son identité : Une « pop urbaine plurielle » qui cherche avant tout à offrir une bouffée d’air frais et un sentiment de libération à son public.

MélinaLa douceur incisive

Mélina s’impose comme une voix singulière dans le paysage de la nouvelle scène francophone. Son univers est un mélange de R&B contemporain et de pop urbaine, où la vulnérabilité des textes rencontre des productions modernes et aérées.

  • Son style : Une écriture introspective qui explore les méandres de l’identité et des relations amoureuses. Elle possède cette capacité rare à transformer une mélancolie douce en refrains entêtants.
  • Sur scène : On attend d’elle une présence magnétique, portée par une technique vocale impeccable qui sait se faire aussi bien suave que percutante.

Free Zorba The HooliganL’électron libre instrumental

Projet audacieux et difficilement classable, Free Zorba est un laboratoire de fusion. Ici, les frontières explosent entre le jazz moderne, le rock psychédélique et les musiques électroniques.

  • Son style : C’est une musique organique, souvent instrumentale ou agrémentée de voix traitées comme des instruments, qui privilégie l’hypnose et le groove. Le nom évoque une forme de liberté absolue, une danse sauvage (en référence à Zorba le Grec) mais réinventée à la sauce futuriste.
  • Sur scène : C’est un projet qui prend toute sa dimension en live, grâce à une énergie brute et une part de risque liée à l’improvisation.

LyL’épure émotionnelle

Ly propose une approche très sensorielle de la musique. Son univers se situe à la lisière de l’ambient pop et de l’électro-acoustique.

  • Son style : Ly travaille sur les textures sonores et le silence. Ses morceaux sont souvent des paysages cinématographiques où sa voix, parfois murmurée, vient se poser comme un souffle. Il y a chez Ly une recherche de la note juste et de l’émotion pure, loin des artifices.
  • Sur scène : Ly crée une bulle de concentration, une parenthèse hors du temps qui contraste souvent avec l’effervescence des plateaux multi-artistes.

Diabolo Fraiz : Le Nouveau Visage d’un Rock Sans Filtre

Ne vous fiez pas à la douceur apparente de leur nom : Diabolo Fraiz est une décharge d’adrénaline pure. Composé de quatre musiciennes au caractère bien trempé, ce groupe s’est donné pour mission de bousculer les codes du rock hexagonal en y injectant une dose de modernité et d’irrévérence.

Un quatuor de choc

Le groupe repose sur une alchimie puissante où chaque personnalité occupe une place centrale : Meduz au chant, qui livre une performance viscérale et mène la danse avec une présence magnétique, Aska, dont la basse « moteur » assure une assise rythmique qui fait vibrer le sol, Tayane, véritable pilier derrière une batterie au tempérament d’acier et Lilou, qui impose son caractère à travers des riffs de guitare électriques et musclés.

Un cocktail entre nostalgie et futurisme

Nourries par les souvenirs des années 2000 avec lesquelles elles ont grandi, les Diabolo Fraiz fusionnent habilement le rock, la pop et des touches électro. Ce mélange audacieux leur permet de créer un pont entre l’énergie brute du garage-rock et les textures sonores actuelles.

Révélées au grand public durant l’été 2025 grâce à leur concept viral de reprises françaises « sweet and rock », elles ont prouvé leur capacité à s’approprier le patrimoine musical pour le réinventer à leur sauce.

« PPLG » : Un cri de ralliement

Avec leur single « PPLG » (Parée Pour La Guerre), le groupe affirme son identité : celle d’une génération qui refuse les règles préétablies. Le titre agit comme un manifeste, annonçant la couleur pour leurs futures apparitions scéniques qui s’annoncent d’ores et déjà explosives.

Une expérience live gratuite et ouverte à tous

Plus qu’une simple audition technique, ces soirées sont de véritables concerts où le public joue un rôle essentiel. L’énergie de la salle est un indicateur précieux pour le jury de professionnels présent. C’est l’opportunité rare pour les curieux de découvrir des artistes en pleine ascension dans des conditions professionnelles, avant qu’ils ne remplissent des Zéniths. En assistant aux différentes sessions à FGO-Barbara, vous aurez une vision globale des tendances qui domineront les ondes et les festivals l’été prochain.

Rendez-vous les 13 et 26 janvier 2026 à 19h au FGO-Barbara (1 rue Fleury, 75018 Paris) !

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