Rencontre avec… Joha Wallas

Entre Afro, R’n’B et sonorités caribéennes, Joha Wallas se prépare à vivre un moment suspendu. Ce lundi 26 janvier 2026, elle retrouvera la scène du FGO-Barbara pour les auditions des Inouïs du Printemps de Bourges. Avec un set de 30 minutes mêlant nouveaux titres et morceaux plus anciens, l’artiste compte bien transformer sa pudeur naturelle en une communion vibrante avec le public, portée par un message fort : la tristesse n’empêche jamais la fête.

Photo promo Joha Wallas
©pierrickdevin

Tu fais partie des artistes sélectionnées pour les auditions de ce lundi. Comment te sens-tu à l’approche de cette échéance ?

Je trouve ça incroyable d’avoir été choisie, surtout quand on sait qu’il y avait plus de 150 candidatures. Actuellement, j’ai surtout hâte de délivrer le show. Préparer une telle occasion prend énormément de temps et d’énergie, et j’ai maintenant envie de partager ce travail avec le public et de passer à l’étape suivante.

Tu vas jouer au FGO-Barbara, une salle que tu connais particulièrement bien…

Oui, c’est vraiment la maison ! J’ai fait partie du dispositif Variation(s) et j’y ai participé au festival Ici Demain en novembre dernier. C’est là que je fais mes résidences et que je répète, donc je connais bien l’équipe technique et les lieux. C’est un vrai plus pour gérer le stress, contrairement à ma première partie de Theodort au Mans où la dimension de la salle m’impressionnait davantage.

Ton message artistique est très axé sur l’idée que « la tristesse n’empêche pas la fête ». Peux-tu nous expliquer ce fil conducteur ?

Ma musique a d’abord été nourrie par le deuil de mon frère. Je m’étais enfermée dans une tristesse telle que j’avais presque honte d’aller mieux ou de parler de la fête positivement. L’art m’a accompagnée pour poser mes émotions et avancer sans « demander pardon » à cette tristesse. Je suis quelqu’un de pudique qui ne raconte pas sa vie à son entourage ; très souvent, mes proches découvrent ce que je ressens en écoutant mes chansons.

Que représente pour toi le tremplin des Inouïs du Printemps de Bourges, au-delà de l’aspect professionnel ?

C’est une vitrine exceptionnelle, mais j’apprécie surtout le mélange des genres. Souvent, les festivals sont très segmentés : hip-hop d’un côté, pop-rock de l’autre. Ici, on se mélange entre artistes de différents horizons.

Quels sont tes projets pour le reste de l’année 2026 ?

Je vais prendre le temps. Le live demande énormément d’investissement, avec parfois deux ou trois répétitions par semaine. Comme je prépare la sortie d’un nouveau projet, je dois me cadrer et savoir parfois dire non à certaines dates pour me concentrer sur la création. Pour 2026, on peut me souhaiter la santé et, professionnellement, de me pérenniser avec une équipe solide qui me fait confiance.

Retrouvez Joha Wallas lundi 26 janvier au FGO-Barbara !

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