Rencontre avec… Low Lov

À quelques jours de son audition pour les Inouïs du Printemps de Bourges, l’artiste multidisciplinaire Low Lov se confie sur son univers hybride et ses projets foisonnants. Ce lundi 26 janvier 2026, elle investira la scène du FGO-Barbara pour un set performatif de 30 minutes, conçu comme une parenthèse immersive et une affirmation de son identité artistique. Entre influences trap, recherche sonore et une nouvelle pièce de théâtre sur la guérison, rencontre avec une artiste pour qui la musique est avant tout un exutoire nécessaire.

Photo promo Low Lov
© Ariane Kiks

Comment décririez-vous votre univers ?

Je suis une artiste musicienne aux influences assez hybrides. Mon univers mêle la trap, le trip-hop et le R&B à des éléments plus proches de l’art contemporain comme le sound design, les textures sonores et le collage.

En 2024, vous avez lauréate du prix Utopie. Vous jouez ce lundi au FGO-Barbara. Dans quel état d’esprit abordez-vous ce concert ?

Je veux vraiment en faire un moment unique. Pour moi, chaque date est spécifique à mon état du moment. Je prépare un set assez performatif où je cherche à créer des « espaces-temps » pour que le public soit totalement dans le moment présent. C’est un moment clé car je dois condenser mon travail habituel de 45 minutes en un format de 30 minutes, ce qui m’oblige à affirmer clairement ma posture et mon identité sur scène.

Votre parcours semble marqué par une évolution entre l’art sonore et des influences plus « street ». Comment cela s’est-il construit ?

Mon premier EP en 2019 était très expérimental, proche de la recherche sonore car je sortais d’un master en école d’art. Ensuite, j’ai travaillé à New York avec des beatmakers dans un univers beaucoup plus trap, drill et rap. C’est là que j’ai réalisé que le rap est un exutoire cathartique. J’ai commencé à mener des recherches sur la « musique comme soin » : comment la rage ou la tristesse exprimées par les rappeurs agissent comme un remède pour le public.

Quels sont vos autres projets prévus cette année ?

Je prépare un album qui sera plus acoustique, avec des instrumentalistes. En parallèle, je construis une pièce de théâtre intitulée Transmutation. Elle explore le thème de la guérison et de la transcendance. L’idée est de montrer que le corps n’est pas qu’une entité physique définie par la médecine, mais qu’il contient aussi des espaces invisibles, des corps astraux et éthériques. C’est une ode à la vie et à la manière dont on affronte ses blessures pour trouver la lumière.

Que peut-on vous souhaiter pour cette année 2026 qui débute ?

De trouver des partenaires professionnels, notamment un tourneur, pour m’aider à faire voyager cette pièce de théâtre et mon nouveau concert. J’ai vraiment envie d’avancer et d’être accompagnée dans cette nouvelle étape de ma carrière.

Retrouvez Low Lov à 20h, lundi 26 janvier 2026 au FGO-Barbara !

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