Live-report : retour sur les auditions régionales des Inouïs du Printemps de Bourges !

Ce lundi 26 janvier 2026, 6 artistes (cela fait beaucoup de 6 !) aux univers variés mais non moins passionnants ont démontré leur talent devant le public du FGO-Barbara (Paris) dans le cadre des auditions régionales Île-de-France des Inouïs du Printemps de Bourges.
Ainsi, Melina, Low Lov, Joha Wallas, Ly, Diabolo Fraiz et Free Zorba The Hooligan se sont succédés les uns après les autres pour défendre leurs titres en vue d’une sélection aux auditions nationales.

Le Before

Il est 19 heures pétantes lorsque les portes de la salle s’ouvrent pour laisser entrer la quarantaine de spectateurs déjà présente. La foule encore assez compacte prend le temps de prendre un verre et de se retrouver pour passer une bonne soirée placée sous le signe de la découverte artistique, à l’exception des amis et de la famille venus soutenir certains artistes en compétition.
Après une bonne demi-heure, les lumières s’éteignent et le concert peut commencer.

Embarquement pour la Grèce avec Melina

Accompagnée de ses trois musiciens, Melina entre sur scène et entame son set par Au Revoir, un titre doux et mélancolique qui néanmoins capte tout de suite l’attention du public parmi lequel on pouvait apercevoir les membres de Free Zorba The Hooligan (qui ont clôturé la soirée).
Vient ensuite Mila Mou Normal, dont le refrain, Katse Kala, signifie « être chill ». Petit à petit, le public arrive et se laisse entraîner sur les rythmes orientaux.
Côté scène, Melina alterne entre la guitare traditionnelle, le chant, la danse. Bien qu’elle soit la première à passer, son assurance et son sourire emmène l’auditoire pour un voyage sensoriel garanti.
Comme toutes les bonnes choses ont une fin, le set de 30 minutes s’achève déjà sur Kano Traka, laissant le public sur un petit nuage…

Low Lov ou la musique comme remède

Après une courte pause de 15 minutes où la scène s’est vidée, place au set de Low Lov. Passée l’introduction où l’artiste apparaît vêtue d’un long manteau blanc, celle-ci s’en débarrasse pour laisser place à une tenue toute aussi blanche, où la ceinture siglée « LL » en strass n’est pas sans rappeler son nom de scène.
Lors de sa première prise de parole, Low Lov explique que la musique est un remède et « qu’elle sera toujours avec nous ». L’émotion dans la voix est palpable mais n’altère en rien les chansons qui résonnent et qui
Une fois n’est pas coutume, l’univers de Low Lov se termine cette fois-ci sur son dernier single en date, Ur Lips Like Sugar, un morceau de cloud-trap et de musique alternative, qui ne donne envie que d’une seule chose : se laisser porter sans plus jamais toucher terre.

Joha Wallas ou l’art de surmonter la tristesse par la fête

Troisième artiste de la soirée, Joha Wallas était accompagnée de DJ Isis pour un set survolté. Cependant, l’artiste se confie sur la raison qui l’a poussée à arborder une joie communicative.
En effet, après le décès de son frère et la période de deuil qui s’en est suivie, Joha a eu du mal à apprécier les belles choses de la vie sans éprouver la culpabilité « d’aller mieux ».
C’est pourtant là que sa musique lui a permis de réaliser que « la tristesse n’arrête pas la fête ». Alors, après un titre sur son hypersensibilité et une incursion dans le public, portée sur les épaules d’un spectateur, le public en redemande !
Joha Wallas a alors enflammé le FGO-Barbara avec Hot Gyal, Partyman (avec Dj Isis aux platines) et Bouyon Triste.
Si ce n’est pas la première fois que Joha Wallas se produit au FGO-Barbara, il ne fait nul doute qu’elle se produira avec aisance partout ailleurs (et pourquoi pas à Bourges?).

Ly, un rappeur engagé

Pas le temps de niaiser comme disent nos voisins québécois. Les auditions continuent leur lancée avec Ly, rappeur de 20 ans. L’artiste démarre fort avec Flow, un titre engagé dont les mots jouent avec les rimes, où le flow et les refrains sont semblables à un train lancé à grande vitesse.
Le Refrain, justement, est l’objet du deuxième titre interprété par Ly. Plus calme sur le rythme, plus triste, il exprime sa sensibilité et comment la musique lui a permis de s’affirmer, notamment les versets « J’écris, j’ai le coeur lourd, comme si j’rentrais du Nouveau Mexique, ou qu’j’rêvais d’être un mec cis* » et « J’avais trop mal au coeur, donc un jour, j’ai appris à chanter » sont révélateurs de la fonction exutoire que peut avoir la musique et la création artistique.
Passé l’émotion, place à la révolte avec Note pour la révolte qui encense alors un public de plus en plus nombreux.
Et qui sera encore plus nombreux, on l’espère, pour sa prochaine date parisienne le 25 avril 2026 à la Boule Noire !

*Cisgenre, qui concerne une personne dont l’identité de genre correspond au sexe qui lui a été assigné à la naissance (par opposition à transgenre)

Diabolo Fraiz, quatre filles dans le vent

Avant-dernières artistes à se produire, les Diabolo Fraiz viennent donner un coup de pied dans la fourmilière du rock’n’roll par leur fraîcheur et leur dynamisme. Parées pour la scène, Meduz, Lilou, Aska et Tayane rencontrent un franc succès auprès du public en le faisant sauter, vibrer et chanter.
Parmi les spectateurs, on pouvait retrouver les parents de Meduz (chant) et ceux de Lilou (basse), tout aussi déchaînés et fiers d’assister au set de cette joyeuse bande, qui n’hésite pas à jouer Banana Split de Lio en version rock avant d’enchaîner sur leur single phare, Parées pour la guerre (PPLG), repris en boucle sur les réseaux sociaux où le groupe s’est d’abord fait connaître.
Mais passée la barrière de l’écran et des algorithmes, c’est bien sur scène que Diabolo Fraiz mène sa bataille musicale et artistique pour peut-être se produire un jour à Bourges ou ailleurs !

Free Zorba The Hooligan, du punk et des pogos à gogo

23h15, le FGO-Barbara s’est un peu vidé mais il reste encore quelques passionnés pour applaudir et se déchaîner sur les sons punk de Free Zorba The Hooligan. Le groupe mi-français, mi-anglais, a clôturé cette soirée d’auditions en interprétant les titres de leur premier EP sorti en juin 2025, Burner. Le public éparpillé ne s’est pas posé dix mille questions pour enchaîner les pogos jusqu’à la fin et pour certains, de « screamer » à travers le micro tendu de temps en temps dans la fosse.
Rien de tel que de s’entrechoquer les uns contre les autres pour libérer ce fameux « Zorba le hooligan » (les membres du groupe se sont inspirés du film Zorba le Grec sorti en 1964 et réalisé par Michel Cacoyannis). Malheureusement, après l’heure, ce n’est plus l’heure, alors Afterhour viendra clôturer le passage du groupe et la soirée d’auditions régionales des Inouïs du Printemps de Bourges.

Et maintenant ? (Que vais-je faire…)

Le verdict est maintenant entre les mains du jury (dont certains membres se trouvaient dans l’assistance) qui visionnera les auditions filmées comme à chaque concert avant de sélectionner encore les artistes en vue des auditions nationales.
En sommen rien n’est gagné, rien n’est perdu mais cette soirée valait la peine d’être vécue !
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