Prenez l’impertinence d’Izae, saupoudrez-la de la pop sur-excitée de Louise XIV, et vous obtenez un cocktail détonnant qui refuse de marcher droit. Entre post-punk et chanson française, le nouveau single « Une journée de travers » nous invite à une course à reculons dans un monde en perte de repères.

Un séisme pop aux accents rock et post-punk
Si vous cherchiez la bande-son idéale pour une déambulation nocturne, ne cherchez plus. « Une journée de travers » est une collision frontale entre l’urgence du rock et l’efficacité d’une boîte à rythme entraînante. À la croisée des chemins entre l’énergie brute des BB Brunes, l’onirisme de La Femme et la froideur magnétique de Lescop, ce morceau s’habille de cuir et de paillettes pour mieux masquer — ou sublimer — nos fractures.
Au-delà de la mélodie, c’est une question existentielle qui transparaît : dans une époque où le sens nous échappe, où la confusion du temps règne, pourquoi s’évertuer à marcher droit ?
Une collaboration née d’une complicité sincère
Ce titre n’est pas qu’une simple superposition de talents, c’est le fruit d’une amitié. Dès les premières ébauches de la maquette, Izae a naturellement tourné son regard vers le trio strasbourgeois Louise XIV.
Entre Paris et Strasbourg, les fichiers s’échangent, les idées fusionnent et la touche électro-rock de Louise XIV vient cimenter l’univers d’Izae. Cette collaboration témoigne d’une complicité rare, où les univers s’additionnent pour offrir un son plus brut, plus électrique, et résolument moderne.
Izae : Le parcours d’un rebelle sensible
Passé par l’école ATLA après avoir fait ses armes en autodidacte sous les yeux de Bowie et Daho, Izae n’est plus un nouveau venu sur la scène française. De ses débuts remarqués en première partie de Julien Doré ou Hoshi, jusqu’à son concert complet à La Boule Noire, l’artiste a su muter.
En 2026, avec son nouvel EP Super tard (réalisé avec Arthur La Bête du groupe Bagarre), Izae durcit le ton. Les guitares deviennent incisives, les voix se saturent. Il y explore le deuil, la colère, mais aussi l’espoir. « Une journée de travers » est l’étendard de ce nouveau registre : une pop indé qui n’a pas peur de se salir les mains.
« Pourquoi s’évertuer à marcher droit dans un monde qui tourne à l’envers ? »
















































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