Deux ans après Vorticity, le pianiste franco-iranien Arshid Azarine revient avec un album captivant : Trio + Guests Live. Enregistré dans l’effervescence des clubs parisiens, ce nouvel opus, à paraître le 24 avril 2026 chez Ohrwurm Records, est une célébration organique de la vie en mouvement et un hommage vibrant au combat pour la liberté en Iran.

Des voix pour la liberté
Il y a des émotions qui ne s’apprivoisent qu’en public. Enregistré en 2025 entre le 360 Paris Music Factory et le mythique Sunside Jazz Club, ce nouvel album saisit l’essence même du live : le risque, la tension et cette respiration collective qui rend chaque note unique. Accompagné par les polyrythmies telluriques d’Habib Meftah et la basse hypnotique d’Hervé de Ratuld, Arshid Azarine nous offre une musique de passage, où le jazz moderne flirte avec les sonorités ancestrales de l’Orient.
Plus qu’un concert, cet album est un manifeste. Dédié à celles et ceux qui luttent pour la liberté en Iran, là où le jazz peut encore être un acte de résistance, Trio + Guests Live s’enrichit de présences solaires. On y retrouve les voix de Nuria Rovira Salat, Golsa, et la présence magnétique (enregistrée) de Golshifteh Farahani. Ensemble, ils tissent un récit universel sur la résilience.
Le premier extrait, « Abann », illustré par un clip en animation de Sarah Tabibzadeh, pose les bases de cet univers : aérien, mouvant et profondément humain.
Entre radiologie et mélodie : La quête du cœur
Le parcours d’Arshid Azarine est atypique. Radiologue cardio-vasculaire le jour, il observe les flux, les turbulences et les battements invisibles du corps. Cette obsession pour le mouvement se retrouve dans ses compositions : il cherche la « vorticité », cette énergie tourbillonnante qui anime aussi bien le sang dans les artères que les improvisations sur un clavier. Pour lui, la musique et la médecine partagent un même but : trouver le cœur, au-delà des apparences.
Un voyage sans frontières
La version digitale de l’album réserve une surprise de taille avec l’inédit « Erevan-Tabriz-Téhéran ». Ce titre retrace le périple routier entrepris par le pianiste pour rejoindre le mariage de son confrère Tigran Hamasyan en Arménie. Un récit musical qui prouve que pour Arshid Azarine, les frontières ne sont que des lignes imaginaires que seule la musique peut effacer.


















































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