ELLSIDE : Un premier album conceptuel entre descente aux enfers et catharsis rock

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Avec « Run Away », le quintette parisien Ellside livre une œuvre ambitieuse et palpitante en 12 chapitres. Une quête introspective inspirée de Dante, navigant entre puissance punk californienne et lourdeur heavy metal.

Une odyssée musicale dantesque en 12 chapitres

À l’ère du single éphémère et du zapping musical, le groupe parisien Ellside fait un pari audacieux : réhabiliter le grand album conceptuel. Avec Run Away, dévoilé le 3 juillet 2026 en version numérique (avant une sortie physique à la rentrée), le combo ne propose pas seulement une suite de morceaux, mais une véritable histoire feuilletonnante pensée pour s’étendre sur une année à travers 6 chapitres de 2 chansons.

Au cœur de cette fresque de 12 titres se trouve Light, un personnage en chute libre plongé dans une obscurité mentale suite à une rupture amoureuse brutale. Librement inspirée de l’univers de Dante, cette quête viscérale et introspective explore les méandres de la souffrance psychologique, de la fuite, mais surtout de la résilience.

Pour façonner cet univers dense, le groupe s’est entouré du producteur de renom Fred Duquesne (Mass Hysteria, Ultra Vomit, Tagada Jones), qui apporte à l’album une réalisation percutante et calibrée au millimètre.

De l’ombre à la lumière : la traversée des tourments

L’album est structuré autour de quatre étapes psychologiques majeures franchies par Light : l’inappétence, la colère, la témérité et enfin l’optimisme. Dès le morceau d’ouverture « Without a word », le choc affectif est posé avec une sincérité brute :

« Without a word… I try to let you know, how hard you hurt me cause you never showed. »

Musicalement, Ellside tisse une bande-son cinématographique et haletante où l’énergie du punk californien (dans la lignée de Offspring) croise la puissance organique du heavy metal (façon Metallica). Hormis sur la poignante ballade « Take a look after me » (dont le clip tourné à Bali a été révélé en novembre), l’album maintient une tension permanente. La Mort plane, menaçante (« Lifeless, I’m coming to you »), jusqu’à une confrontation directe dans le furieux « Reaper ».

La renaissance et la catharsis

Le véritable basculement s’opère avec le sursaut d’orgueil de « Kickout » (« I’m tired of hiding, I want to get out! »). La noirceur cède alors la place à une ferveur retrouvée et festive :

« Welcome back / We’re gonna get drunk / We don’t do fucking funk ! »

L’album s’achève en apothéose avec « The final Step », véritable main tendue vers la surface et message d’éveil libérateur (« No stress, I can do it… I love her more than anything »).

Derrière cette épopée se cache une aventure humaine solide. Unis depuis 2012, Shake (guitare) et Pierre (chant/guitare rythmique) ont progressivement fondé le line-up parfait avec l’arrivée de Matt (basse) en 2018, suivi de Nico (batterie) et plus récemment de Greg (guitare rythmique et chœurs). Ensemble, ils signent un manifeste rock aussi sincère qu’audacieux.

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