Entre pulsations deep house et ampleur symphonique, le compositeur français Franck Marchal signe son retour avec Last DJ On Earth. Un single saisissant qui façonne des paysages sonores immersifs et propose un voyage cinématographique saisissant sans le moindre mot.

Une poésie sonore entre solitude et liberté

Après la parution de l’album Passing Road en 2025 et le remarqué EP Maelström Metronomy, Franck Marchal continue de creuser le sillon d’une électro hautement visuelle. Avec Last DJ On Earth, disponible depuis le 11 septembre chez Fragilistic Records / SuperCali, l’artiste imagine une fable d’anticipation : celle d’un ultime passeur de disques subsistant dans un monde crépusculaire.

Dès les premières mesures, la montée progressive des beats hypnotiques capture l’auditeur. La texture deep house s’associe à des nappes atmosphériques denses pour esquisser le tableau d’une fin de civilisation, balancée entre mélancolie sourde et promesse d’horizons nouveaux.

L’art de raconter des histoires sans paroles

Actif depuis plusieurs années dans l’ombre des productions pour le cinéma et la télévision, Franck Marchal maîtrise parfaitement les codes de la dramaturgie musicale. Son approche se distingue par cette capacité à faire naître une narration purement instrumentale, où l’écriture orchestre des espaces imaginaires pour l’auditeur.

Cette sensibilité cinématographique s’exprime également à travers ses récentes collaborations Lo-Fi aux côtés de Jalaapeno (Fighting For Joy, Cruelty of Silence), mais aussi au sein du groupe électro Batz — partagé avec Sébastien Moreau et Charlotte Savary — dont le second album est attendu pour le printemps 2027. Avec ce nouveau titre solo, Franck Marchal confirme qu’il demeure l’un des tisseurs d’ambiances les plus inspirés de la scène actuelle.

Votre commentaire