À la croisée de la new wave et du krautrock, le duo montpelliérain formé par Nika Leeflang et Cyril P. dévoile un univers à la fois brut et poétique. Entre pulsions synthétiques et road-trip intimiste, retour sur l’histoire d’une fille électrique qui s’apprête à faire vibrer l’automne.

Originaire d’Occitanie, Nika Leeflang n’est pas une inconnue des scènes indépendantes. Après avoir arpenté la route aux côtés de formations nationales et internationales telles que The Limiñanas ou Papillon Paravel, l’auteure-compositrice-interprète affine aujourd’hui son propre récit. De sa rencontre artistique à Béziers en 2024 avec le musicien Cyril P. (aka BOLD ABRUPT) est née une fusion sonore singulière, portée par une complicité immédiate et un flux de travail instinctif.
Une alchimie synth-rock aux accents baudelairiens
Ensemble, ils marient l’univers pop rock acide de Nika à la rigueur analogique et aux samplings live de Cyril. Leurs influences affichées — de Kraftwerk à The Cure, en passant par Gainsbourg et The Sound — dessinent le décor d’une musique texturée où les guitares minimalistes viennent mordre des rythmiques électroniques maîtrisées. Sur cette toile sonore, la voix de Nika alterne entre déclamations, chant scandé et talk-over, livrant une poésie urbaine et pudique, proche d’un impressionnisme métaphorique.
« L’histoire de la fille électrique » : un album-fleuve en forme de road-trip
Prévu pour le 19 novembre, l’album L’histoire de la fille électrique se conçoit comme une traversée. À l’image des singles déjà disponibles — « Tendre Tigre », évocation poignante des passions et de la création, et « Roads », véritable hymne à l’obsession de la route —, ce disque capture l’essence de la vie d’artiste en tournée.
Sur scène, le duo transforme cet enregistrement en une expérience organique et immersive : synthétiseurs analogiques, boucles MIDI, drum kit minimaliste et effets de voix contrôlés s’y entremêlent pour embarquer le public dans leur périple électrisant.
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