Tourné au milieu de véritables avions de chasse dans un hangar de l’armée de l’air, le nouveau clip de The Transatlantics ne fait pas dans la demi-mesure. Avec « Transgression », le trio rock venu de Lyon impose sa hargne et refuse de s’insérer dans les moules préfabriqués. Formé par trois femmes trans déterminées à faire entendre leur voix haut et fort, le groupe livre un manifeste brut, à la croisée du blues-rock des 70s et de l’énergie grunge des 90s.

De Tumblr au rugissement des amplis : une urgence d’exister
L’histoire de The Transatlantics commence loin des studios aseptisés. Née d’une rencontre coup de foudre sur Tumblr entre Rory « Bulle » Foret (guitare/chant) et l’artiste américaine Kayla Mae (batterie), la formation a d’abord pris la forme d’un dessin humoristique et d’un rêve partagé. Mais rapidement, la nécessité d’exister sur scène a pris le dessus.
Rejointes au début de l’année par la bassiste anglaise Leïla Elysée, dont le jeu lourd et mélodique apporte une signature résolument 90s/2000s, le groupe s’affirme comme une évidence. Face à un monde du rock où certaines voix restent trop souvent silenciées ou invisibilisées, le trio transforme l’intime et les trajectoires personnelles en une véritable déflagration sonore.
« Transgression » : le manifeste punk sans compromis
Avec « Transgression », morceau d’ouverture coup de poing de leur premier album, The Transatlantics prend d’assaut un hangar militaire pour une performance visuelle sous haute tension. Pas d’artifice ni de posture déplacée : juste l’envie furieuse de jouer fort, de faire vibrer les structures et d’imposer leur musique sans chercher l’approbation générale.
Le morceau incarne parfaitement l’esprit de l’album : un alliage de blues-rock habité, de distorsions grunge et de textes percutants qui affrontent les thématiques contemporaines (l’identité, l’artificialisation de la création, le besoin de liberté). Un son brut, viscéral, pensé pour la scène.
Jouer fort pour ne plus être réduites au silence
Pour The Transatlantics, le rock est bien plus qu’un genre musical : c’est un refuge devenu arme d’expression collective. Refusant les compromis commerciaux comme les vaines tentatives de se plier aux attentes du public, le groupe lyonnais trace sa propre voie à l’instinct. Une déferlante d’énergie pure qui prouve que la vraie transgression réside aujourd’hui dans l’authenticité sans filtre.


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