Et si l’on pouvait commander une chanson à domicile aussi facilement qu’un plat chaud ou un chauffeur de VTC ? Avec son nouveau single Uber Chanteur, l’artiste Saam détourne avec un humour grinçant les dérives de l’économie à la demande et livre une chronique sociale réjouissante sur le quotidien d’un artiste « ubérisé ».

Un scooter, une guitare et 2,50 € la course
Guitare en bandoulière, casque sur la tête et yeux rivés sur le smartphone, Saam sillonne les rues de Paris pour honorer ses livraisons musicales.
À 2,50 € la prestation, avec l’enchaînement des kilomètres, des horaires à rallonge et le mal de dos qui s’installe, le chanteur pousse la logique de l’ubérisation jusqu’à son paroxysme absurde — quitte à devoir finir sa journée en commandant un… « Uber Kiné ».
Derrière l’humour, une réalité sociale bien réelle
Si la mélodie accrocheuse et le ton décalé prêtent immédiatement à sourire, le propos s’avère bien plus profond.
Inspiré directement par les échanges et témoignages de livreurs et chauffeurs rencontrés au quotidien, Saam met en lumière la précarité du micro-entrepreneuriat : la lourdeur des frais professionnels, la pénibilité physique et le contraste saisissant entre la promesse d’une liberté totale et la réalité du travail à la tâche.
Un regard acéré et populaire sur notre époque
Fidèle à son écriture accessible et authentique, Saam réussit le pari de traiter de sujets de société complexes sans jamais tomber dans le discours moralisateur. Avec Uber Chanteur, l’artiste prouve une fois de plus son talent pour croquer les travers de notre société avec dérision, tendresse et pertinence.



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