Garage-psyché & névroses collectives : Le Bien transforme les galères en hymne avec « Lucy »

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Alors que la scène marseillaise ne cesse de bouillonner, le groupe garage-psyché Le Bien s’apprête à frapper un grand coup. Entre tournées annulées, sessions frénétiques dans des PMU underground et autodérision salvatrice, le collectif phocéen dévoile « Lucy », premier extrait percutant de son futur EP Losers. Un morceau taillé pour la transe et le lâcher-prise.

Crédit : Angeline Le Corre

Né dans la pénombre d’un PMU marseillais

Il y a des morceaux qui naissent dans des studios feutrés, et d’autres qui voient le jour dans la sueur, l’improvisation et la fumée d’un bar de quartier. Le Bien appartient définitivement à la seconde catégorie. Née d’un jam endiablé sur la scène d’un PMU underground dépassé par l’énergie du groupe, puis peaufinée dans un appartement du quartier de Belsunce à Marseille, leur nouvelle track « Lucy » incarne à la perfection l’avènement d’une ère créative désormais axée sur le collectif.

Entre tentation de la transe brute et mélodie fédératrice à reprendre en chœur avec les piliers de comptoir, le single s’impose comme une évidence : celle de rallumer la lumière, même quand on tâtonne à quatre pattes dans la pénombre.

L’art de danser sur nos névroses

Prévu pour le 27 novembre 2026 chez Tadam Records, le nouvel EP du groupe s’intitule sans détours Losers. Un nom évocateur pour un projet forgé dans l’adversité, entre dates annulées et aléas de l’industrie musicale.

Pourtant, loin de s’apitoyer sur son sort, Le Bien transforme l’ennui, l’angoisse et les addictions du quotidien de l’outsider en une matière joyeusement explosive. Grâce à des rythmiques enlevées, une ironie corrosive et des expérimentations sonores décomplexées, le groupe réussit son pari : incarner le sens du drame sans jamais sombrer dans sa pesanteur. Une véritable invitation à embrasser nos travers et à danser, ensemble, sur nos névroses communes.

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